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MDCR



Réseau canadien en modélisation et diagnostics du climat régional (MDCR) 


Projets de recherche (2006 - 2010)


 

Étude de l'impact des rétroactions de surface sur le climat régional

Responsables: Viviek Arora et Changui Peng

Les continents, lacs et océans servent de frontière inférieure à l'atmosphère et les échanges turbulents d'énergie, d'eau et de quantité de mouvement entre ces surfaces et l'atmosphère affectent le climat régional de façon importante. De plus, la distribution de l'énergie solaire incidente entre la radiation terrestre et les flux de chaleur sensible et latente est déterminée en majeure partie par l'albédo de surface, et dépend donc fortement des caractéristiques de la surface terrestre. La température à la surface, l'humidité et la vitesse des vents sont directement influencées par les flux de chaleur, de vapeur et de quantité de mouvement. Aussi, l'intensité globale et la variabilité des systèmes synoptiques simulés par un MRC sont fortement dépendant de la représentation des flux de quantité de mouvement en surface (Beljaars 1995, Jones et al. 2003). La capacité d'un MRC de simuler des événements météorologiques de grands impacts, et les vents extrêmes qui leur sont associés, dépend directement de la qualité de la représentation de tous les flux ci haut mentionnés. Aussi, la simulation des nuages et de la convection est aussi liée à la qualité des flux de chaleur et de vapeur d'eau en surface. Finalement, au-dessus des lacs et océans, la température de surface et l'énergie disponible jouent un rôle crucial dans la répartition de l'énergie incidente alors qu'au-dessus des continents, le type de végétation influence aussi cette répartition.

Un aspect important de ce couplage entre les différentes surfaces et l'atmosphère est le caractère bidirectionnel de ces interactions. Les rétroactions entre les deux composantes déterminent leur état d'équilibre dynamique. Toutefois, dans les modèles régionaux actuels, seulement quelques variables de surface sont pronostiques (e.g. température du sol, humidité du sol, quantité de neige accumulée), pouvant ainsi s'ajuster aux changements d'état de l'atmosphère. Par contre, les lacs, les océans régionaux et la végétation sont traités comme statique (prescrit) et, même s'ils influencent l'atmosphère dans le MRC, ils demeurent eux-mêmes insensibles aux variations de celle-ci.

Cette partie du projet a pour but d'améliorer la représentation des flux de surface (projet 4.2.1) et les rétroactions dans les modèles régionaux de climat en modélisant la végétation de surface (projet 4.2.2), les premières couches du sol (projet 4.2.3), les lacs (projet 4.2.3) et les océans régionaux importants (projet 4.2.5) comme éléments interactifs et dynamiques du système climatique régional. Ces composantes du modèle seront liées à la partie atmosphérique du MRC grâce au paramétrage des flux de surface. Ces schémas seront évalués, améliorés et reliés aux diverses surfaces interactives analysées.


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UQAM - Université du Québec à Montréal   ›  Dernière mise à jour de cette page : 21 novembre 2007